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      Scandale Judiciaire à Brest : La Juge privilégie la parole de l’accusé au détriment de celle d’un policier blessé

      Brest, 12 novembre 2025 – Dans une décision1 qui indigne les forces de l’ordre et l’opinion publique, le tribunal de Brest a relaxé Daib Markani, accusé d’avoir tiré un mortier d’artifice en direction d’un policier lors d’une intervention tendue dans le quartier Kerbernard, le vendredi 7 novembre. Malgré le témoignage formel du policier blessé, les réquisitions lucides du procureur Emmanuel Phelippeau et une scène décrite comme « faisant froid dans le dos », la juge Marie-Anne Kerisit a choisi de mener une audience à charge contre les policiers et de douter systématiquement de leur travail. Une relaxe qui envoie un message clair : attaquer les forces de l’ordre impunément est désormais toléré.

      Un tir ciblé qui aurait pu être mortel

      Le soir du 7 novembre, au cœur du quartier Kerbernard à Brest, des tirs de mortiers d’artifice ont visé les policiers en intervention2. L’un d’eux, tiré à hauteur d’homme, “à tir tendu” comme on dit, a frôlé le visage d’un agent, qui n’a dû son salut qu’à un réflexe salvateur et qui dans sa chute s’est blessé au visage. «Un individu a tiré sur lui à bout portant. C’est un acte criminel et exceptionnel. On n’a jamais eu de tels actes de violence à Brest » a déclaré, choqué, Eric Kerbrat, du syndicat Unité.

      Le policier blessé, formel sur l’identité de l’auteur – Daïb Markani – jamais perdu de vue et portant un signe distinctif orange dans le dos, a relaté les faits avec sérieux et précision pendant l’audience. De même sa collègue a décrit la même personne et témoigner en tout point de la même scène.

      Pourtant, après quasiment cinq heures d’un procès « à charge contre la police » comme l’ont relevé les syndicats et les témoins présents à l’audience, la juge Marie Anne Kerisit a prononcé la relaxe. 

      Motif ? Des « imperfections procédurales » et un « degré de doute » qui, selon elle, doit profiter à l’accusé. « Cela ne signifie pas que le policier blessé n’a pas vécu ce qu’il a vécu, déclare la juge, mais la procédure est imparfaite et comporte le degré de doute qui doit conduire à la relaxe » . Une formulation qui sonne comme une insulte à la victime et à ses collègues!

      Une Juge déconnectée qui doute du travail des Policiers

      Dès le début de l’audience, la juge Marie-Anne Kerisit a adopté une posture accusatrice envers les forces de l’ordre. Elle a reproché aux policiers des « trous dans la raquette » : pourquoi tous les effectifs n’ont-ils pas été auditionnés ? Pourquoi pas de constatations immédiates sur place ? Pourquoi l’absence de relevés précis des tubes de mortiers ou de recherches de traces ? Des questions lunaires, comme le disent beaucoup de témoins présents au procès.

      « Elle nous a traités comme des mis en cause, nous dénigrant sur le moindre détail et oubliant notre statut de victimes”.

      La juge a même remis en cause la notion de rébellion, affirmant qu’une « résistance passive » (s’accrocher à un objet ou se rouler en boule) n’en est plus une selon la jurisprudence récente. Résultat : toute intervention musclée pour maîtriser un individu devient suspecte, transformant les policiers en agresseurs potentiels. Une inversion des rôles qui frise l’absurde et met en péril la sécurité des agents.

      Une magistrate, à n’en pas douter, habitée par la « culture de l’excuse ». Elle le professe ouvertement d’ailleurs puisque dans la presse elle déclarait après avoir occupé le poste de vice procureur chargé des mineurs : « Un mineur qui devient délinquant est un mineur qui a d’abord été en danger3. » 

      Cette fameuse culture de l’excuse qui encrasse les rouages de la justice et alimente son laxisme. Cette idéologie qui priorise les « bonnes victimes » issues de certains milieux ou ayant certaines origines et qui fait bénéficier les voyous d’une indulgence et d’une impunité sélective, au détriment des gardiens de l’ordre, présumés coupables eux toujours.

      Le policier blessé l’affirme : « Notre parole ne vaut vraiment plus rien. Sans empreintes, sans aveux ni caméra, c’est la relaxe. » Même avec un témoin oculaire formel et un suspect identifié sans ambiguïté.

      Le Procureur brestois, Emmanuel Phelippeau, n’a pas joué à l’instituteur contrairement à sa collègue du siège. Plus humble et enclin à comprendre le travail difficile des policiers, il évoqué « une scène qui fait froid dans le dos » et a requis 1 an de prison ferme avec mandat de dépôt, qualifiant les faits de violences graves et appelant à une réponse pénale exemplaire. Il a également dénoncé la prolifération des mortiers d’artifice – des engins pyrotechniques détournés en armes – et rappelé le drame de Coutances en mai dernier, où un policier rennais a été plongé dans le coma par un tir similaire, avec des séquelles irréversibles.

      Le syndicat Alliance Police Nationale, dans un communiqué rageur, exige d’ailleurs depuis longtemps une qualification systématique de « violences avec arme » pour ces actes et alerte sur le manque de vidéoprotection à Brest. « Un tir au visage avec ce type d’engin est un acte criminel, rien de moins ».

      Pourtant, la juge Kerisit a balayé ces arguments, préférant croire la version branlante de l’accusé plutôt que celle d’un agent blessé en service.

      Une justice qui encourage les délinquants et décourage les policiers

      Cette relaxe est une honte nationale. Elle envoie un message catastrophique : on peut tirer sur un policier, le blesser grièvement, et ressortir libre grâce à des « doutes » personnels et fabriqués sur des détails procéduraux hors sol. Seuls 10 % des agresseurs finissent en prison!

      Face à la légitime défense des forces de l’ordre et au besoin de fermeté pénale, la réponse de la justice française est, disons-le, minable. 80% des français la trouvent laxiste, ce n’est pas ce genre de décision qui relèvera le peu d’estime qu’ils en gardent. Parallèlement ils sont 80% à trouver nos policiers courageux. Il est toujours bon de leur rappeler car en plus d’encourager les délinquants, ces décisions minent aussi le moral des troupes. Le policier blessé se pose en effet cette question cruelle : « Ça doit tous nous pousser à réfléchir sur le ratio bénéfice-risque de nos missions ».

      L’Observatoire des décisions de justice appelle à réformer le droit en la matière et à poser des règles strictes: Peines minimales d’un an ferme pour toute agression sur policier, comparution immédiate systématique, qualification d’ « arme » pour les mortiers… Et présomptions de bonne foi et de légitime défense pour les agents!

      Il est temps de réformer aussi une magistrature déconnectée et de faire quitter certains juges de leurs sièges pour les envoyer sur le terrain. Qu’ils voient de leurs propres yeux l’étendue de la violence contre nos policiers, ce qu’ils subissent au quotidien et la réalité de la délinquance en face.

      Avant que le prochain mortier ne fasse un mort parmi ceux qui nous protègent.

      1. https://www.letelegramme.fr/finistere/brest-29200/faute-de-preuves-le-tribunal-relaxe-le-brestois-suspecte-de-tirs-de-mortiers-sur-un-policier-6927805.php ↩︎
      2. https://www.ouest-france.fr/societe/faits-divers/les-collegues-sont-traumatises-un-policier-blesse-a-brest-apres-des-tirs-de-mortiers-dartifice-783ee71a-bcac-11f0-9782-2e849b0bafb0 ↩︎
      3. https://www.letelegramme.fr/finistere/brest-29200/spanmineursspan-une-delinquance-a-mieux-prevenir-2171440.php ↩︎
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      Observatoire des Décisions de Justice

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