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Richard Ferrand est né dans une famille modeste d’artisans et commerçants, à Rodez (Aveyron), le 1erjuillet 1962. Il a étudié le droit sans obtenir de diplôme et a commencé ensuite à travailler comme journaliste avant de s’installer en Bretagne en 1992, où il devient directeur des Mutuelles de Bretagne et a bâti sa carrière politique.
Richard Ferrand est issu d’une famille de l’Aveyron. Son père, Jacky Ferrand, était artisan et sa mère, Colette Higounenc, exerçait comme commerçante. Après des études secondaires au collège Joseph Fabre de Rodez, puis au lycée Saint-Sernin de Toulouse, il obtient son baccalauréat au lycée de Bünde en Allemagne. Il s’inscrit en Droit à Toulouse et suivra également des études de droit à l’université Paris-Descartes, sans obtenir de diplôme. En 1992, il s’installe en Bretagne et s’enracinera alors dans le Finistère.
Il a été marié à Françoise Coustal, plasticienne, avec qui il a eu Émile avant de divorcer en 1994. Depuis, il est pacsé avec Sandrine Doucen, avocate au barreau de Brest, avec qui il a eu Louise et Rose. Des affaires impliquant sa famille, comme des contrats immobiliers, ont été critiquées, mais aucune condamnation n’a suivi.
Sa première épouse Françoise Coustal a été impliquée dans des affaires controversées, notamment des contrats pour des Ehpad à Guilers (subventionnés à hauteur de 1,66 million d’euros entre 1998 et 2011) et des centres d’optique à Concarneau en 2013, ainsi qu’un centre de soins à Brest acquis par Sandrine Doucen, sa seconde compagne. Cette dernière était directrice du personnel des Mutuelles de Bretagne quand Ferrand en était le directeur général.
Richard Ferrand a commencé sa carrière comme journaliste de 1981 à 1990, collaborant à des publications comme Centre Presse, Auto Moto, La Dépêche du Midi, et Le Monde. Il a ensuite occupé des postes dans la communication, notamment comme directeur associé d’une agence de graphisme de presse et administrateur d’une agence de graphistes associés.
Il fut conseiller spécial de Kofi Yamgnane (franco-togolais, élu socialiste, secrétaire d’État à l’intégration de 1991 à 1993) et directeur général des Mutuelles de Bretagne de 1998 à 2012.
Sa carrière politique débute en 1980 au PS, il sera par la suite élu conseiller général du Finistère en 1998, puis conseiller régional de Bretagne en 2010, député en 2012, ministre de la Cohésion des territoires en 2017, président du groupe LREM à l’Assemblée nationale de 2017 à 2018, président de l’Assemblée nationale de 2018 à 2022 et enfin président du Conseil constitutionnel depuis mars 2025.
Sa carrière est marquée par une ascension rapide et l’accès à des rôles clefs : ministre, président de l’Assemblée puis du Conseil constitutionnel, mais aussi par des accusations de conflits d’intérêts, notamment avec les Mutuelles de Bretagne, classées prescrites en 2021. Ces affaires soulignent des défis éthiques, mais il reste une figure centrale de LREM.
Richard Ferrand a été impliqué dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne, révélée en 2017 par Le Canard enchaîné. En 2011, alors directeur général, il a favorisé la location d’un local à Brest par les Mutuelles à une SCI détenue à 99 % par sa compagne, Sandrine Doucen, pour un montant de 402 000 €, avec 184 000 € de travaux financés par l’organisme. Cette transaction, impliquant des subventions publiques de 55 000 €, a été perçue comme un conflit d’intérêts. Une enquête préliminaire ouverte en 2017 a été classée sans suite ; après cela, une plainte d’Anticor a conduit à sa mise en examen pour prise illégale d’intérêts en 2019. En 2022, la Cour de cassation a confirmé la prescription des faits, clôturant l’affaire.
Comme président du Conseil constitutionnel ses revenus sont estimés à environ 15 039 € nets par mois, selon un rapport parlementaire de 2021. Cette rémunération inclut un traitement de base, aligné sur les deux catégories supérieures des emplois de l’État classés hors échelle (environ 7 000 € bruts mensuels), complété par des indemnités supplémentaires. Cependant, des rapports, comme celui de la député Marianne Maximi en 2024, soulignent que ces indemnités manquent de base légale claire, ce qui alimente des débats sur leur transparence.
Détenteur de parts en SCI avec sa compagne, son patrimoine et ses revenus potentiels émanant du capital ou de possession immobilière ne sont pas connus.
Grand officier de l’ordre du Mérite de la République italienne : reçue en 2022, cette décoration italienne souligne son rôle dans les relations franco-italiennes. Chevalier de la Légion d’honneur : décernée en 2023 en reconnaissance de ses contributions politiques.
Nos lieux communs : Petit traité républicain à l’usage des démocrates, 2020, édition de l’Aube (nombre de ventes non communiqué).
Préface de La Fabrique de l’impôt – Pour un consentement citoyen, par Laurent Saint Martin, 2020, Alma éditeur ().
Sur la moralité des candidats d’En Marche en 2017 : « Faire la preuve de sa probité en fournissant le casier judiciaire, faire une déclaration d’intérêts pour montrer qu’il n’y a pas de conflit d’intérêts, s’engager à ne pas embaucher son conjoint ou ses enfants lorsqu’on a une fonction publique ».
« François Fillon témoigne d’une grande perte de sang-froid, notamment dans le
domaine du régalien », Radio Classique, 27 fév. 2017.
« Fillon s’est présenté comme un saint et s’est positionné en martyr », France Inter, 3 mars 2017.
À propos de la limitation des mandats présidentiels : « Notre Constitution en dispose ainsi. Cependant, à titre personnel, je regrette tout ce qui bride la libre expression de la souveraineté populaire. La limitation du mandat présidentiel dans le temps, le non-cumul des mandats, etc. Changeons tout cela en préservant le bicamérisme et le Conseil constitutionnel, gardien vigilant des principes républicains et des libertés publiques », juin 2023.
« Je ne suis pas un professionnel du droit, c’est vrai, mais comme vous, un serviteur de la République. L’indépendance d’esprit est ma nature et ma culture ». « Pour moi, un politique, c’est un entrepreneur du bien public. Il faut partir du concret et trouver des solutions. Je suis allergique aux préjugés idéologiques pour aborder une situation ».
À propos d’Emmanuel Macron, « une des rares lumières qui brille à gauche ».
« Richard Ferrand n’est pas connu pour ses compétences juridiques », David Lisnard, CNews, 19 fév. 2025.
« J’ai du mal à lui trouver la qualité requise. Je forme le vœu que le Parlement saura l’en empêcher », Gilles-William Goldnadel, CNews, 10 fév. 2025. « C’est la République des copains. Richard Ferrand a juste fait 2 ans de droit… Je vais faire 2 ans de médecine et devenir neurochirurgien », Barbara Lefebvre, RMC, 11 fév. 2025.
« Il ne peut pas rester au gouvernement. On a appris qu’il avait employé son fils, ce qui n’est pas illégal, encore une fois, mais la justification qu’il a apportée est tellement aberrante et insultante pour les Bretons », Florian Philippot, 25 mai 2017. « Il est tombé dans le chaudron Macron, comme Obélix dans la potion magique », Gilles Savary, Libération, 4 nov. 2016.
Avec sa compagne, Richard Ferrand est proche du couple présidentiel (Emmanuel et Brigitte Macron). Il est par ailleurs lié à des figures comme Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale qui a soutenu sa nomination au Conseil ou l’ancien ministre Christophe Castaner dont le passé auprès du petit-banditisme en Paca a souvent été pointé du doigt.
Discret, Richard Ferrand a commencé sa carrière sous la protection du député socialiste Kofi Yamgnane qui tenta de se présenter à la présidentielle togolaise en 2010. En 2014, cet ami de Richard Ferrand est mis en examen pour trafic d’influence, soupçonné, avec Christophe Rocancourt (« l’escroc des stars ») d’avoir intercédé en faveur de la régularisation de deux marocaines, après avoir reçu 3 000 € en liquide. Il sera condamné en décembre 2022 à 18 mois de prison avec sursis et 5 000 € d’amende, assortis d’une peine d’inéligibilité de cinq ans.
Sources:
https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/rapports/cion_lois/l15b3870_rapport-fond https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/16/rapports/cion_fin/l16b1745-tiii-a35_rapport-fond https://www.conseil-constitutionnel.fr/membres/richard-ferrand
https://www.edistat.com/livre_tarifs.php?ean=9782815937962
https://www.liberation.fr/france/2016/11/04/richard-ferrand-missionnaire-en-marche_1526377