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« On peut tuer en France sans rien avoir » : La phrase terrible de la mère de Théo 18 ans, poignardé en plein cœur. Une phrase qui résume la colère, la défiance et l’injustice ressenties par tant de familles de victimes.
Théo, jeune Français sans histoires, 18 ans, venait d’avoir son bac avec mention et il était apprenti vendeur chez Bouygues Telecom. Décrit par sa famille comme leur « rayon de soleil », il a été assassiné par Ousmane Diallo pour 93,62 euros .
Suite à des appels hors forfait vers le Sénégal, son pays d’origine, Ousmane contestait sa facture persuadé que Bouygues lui « volait son argent », il ruminait sa rancune depuis plusieurs jours, il était déjà allé se plaindre en agence trois fois avant le meurtre et avait proféré des menaces la veille.
Le 10 juillet 2021, il arrive en boutique, va discuter avec Dany, un collègue de Théo, et soudain le poignarde au thorax puis se jette sur Théo et le poignarde au cœur.
La cour d’assises de Seine-et-Marne, au regard de l’article 122-1 du code pénal et suivant deux collèges d’experts sur trois, qui ont conclu à l’abolition totale de discernement, déclare Diallo pénalement irresponsable.
❌ PAS DE CONDAMNATION. PAS DE PRISON. HOSPITALISATION.
Cette décision de justice est clairement ressentie comme un déni de justice pour la maman et ses proches. Elle réduit un assassinat à un simple trouble mental. Un système judiciaire qui transforme un coupable en malade à soigner plutôt qu’en criminel à punir.
La particularité de cette affaire est que la chambre d’instruction, doutant d’une abolition totale du discernement, a renvoyé l’accusé devant la cour d’assises : ce sont donc six jurés citoyens, six Français tirés au sort, des gens comme vous et moi, qui ont délibéré avec les magistrats et ont retenu l’irresponsabilité pénale totale plutôt qu’une simple altération qui aurait permis une condamnation.
Ces citoyens ordinaires, qui auraient dû incarner « l’instinct de justice » face à un gamin de 18 ans poignardé en plein cœur pour 93 euros, après avoir entendu les faits, vu la préméditation, et écouté les larmes de sa mère, ont préféré suivre les conclusions d’experts psychiatriques dont on sait, au vu d’autres affaires, qu’elles sont loin d’être une science exacte.
On parle souvent d’élite judiciaire déconnectée mais la culture de l’excuse n’aurait-elle pas gangrené toute la société? La folie excuserait tout?
📕- L’article 122-1 doit évoluer et ne pas devenir un mécanisme d’impunité. La présomption d’altération doit être établie en cas de préméditation apparente
– Consensus unanime des experts pour l’abolition: ici 2 sur 3
– Unités carcérales psychiatriques sécurisées: soins + incarcération
– Droit d’appel effectif pour les victimes contre l’irresponsabilité: ici seuls le parquet et l’assassin peuvent faire appel
L’ Observatoire des Décisions de Justice apporte son soutien à la famille de Théo et œuvre pour une justice qui punit, et non qui excuse.